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A cette occasion, l’association Franche-Sylvanie a invité Mme Michitean qui peint les œufs.
Mme Michitean nous a reçu en costume traditionnel chez elle à Moldovita en Bucovine et nous a présenté la technique des œufs peints.
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A l’ancienne, les œufs sont d’abord bien lavés, bouillis, séchés et ensuite couverts de cire.
Aujourd’hui il est vidé à l’aide d’une seringue en insufflant de l’air afin de faire sortir le contenu. Le laisser sécher, puis l’orifice sera rebouché par un petit bouchon de cire.
On applique ensuite sur l’œuf blanc un dessin en utilisant de la cire chaude à l’état liquide, à l’aide d’un instrument fonctionnant comme un stylo à bille.
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Lorsque la cire sèche, on y trace le premier motif de décoration et l’œuf est plongé dans un bain de couleur (jaune). Par la suite, on trace à nouveau un dessin à la cire et on le plonge dans une autre couleur (rouge), le dernier bain de couleur est le marron.
On laisse les œufs près du feu qui fait fondre la cire peu à peu. On élimine les dernières traces avec un chiffon en laine. Pour lui donner un certain brillant, on frotte l’œuf avec un peu de graisse.
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Le mot du Président
La fréquence de parution de notre lettre est devenue annuelle ; elle correspond à la préparation de notre assemblée générale et de notre repas. C’est aussi l’occasion de vous présenter quelques unes des actions entreprises ; nous aurons l’occasion de les développer en détail au cours de l’assemblée générale. De ce côté là, on peut dire que tout va bien.
Malheureusement, l’année 2005 a aussi apporté son lot de tristesse. La disparition de Michel Husson, membre de notre conseil d’administration, nous a profondément affecté. Il était à l’image de notre association, amoureux de la Roumanie, soucieux de contribuer à l’évolution de ce pays qui l’avait adopté, toujours prêt à donner le meilleur de lui-même pour que nos actions aboutissent. Nous ne l’oublierons pas.
L’assemblée générale, pour laquelle cette lettre vaut convocation, se tiendra le samedi 18 mars prochain à 18 h 00 , au centre culturel, sportif et loisirs de Franois - Serre les Sapins ; elle sera l’occasion de présenter aux adhérents le détail des actions entreprises en France comme en Roumanie. Bien entendu, elle sera suivie du traditionnel repas pour lequel vous pouvez les uns et autres faire de la publicité autour de vous. Nous vous y attendons très nombreux.
Vous devez retenir également la date du samedi 8 avril à laquelle se tiendront à Besançon des Rencontres Franche-Comté – Roumanie. Une lettre spéciale d’information vous sera adressée prochainement.
Claude Mercier
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Livraison d’ordinateurs
Fin octobre nous avons acheminé 19 ordinateurs à Bistrita. Don de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs, ils ont été « reformatés » gratuitement par le CHAT de Besançon, et livrés en Roumanie grâce à une subvention de la ville de Besançon.
Stela Todea, présidente de l’ARFA, qui gère la redistribution de ce matériel en Roumanie a remercié par écrit tous les partenaires de cette opération. Certains matériels iront à Parva, d’autres dans des écoles du judet, d’autres encore dans des associations, la plupart resteront à la bibliothèque-centre culturel.
Semaine de la Solidarité Internationale
Du 13 au 21 novembre 2005
« Nomades, Tsiganes et autres Rroms citoyens d’Europe » tel est le résultat d’un travail mené depuis deux ans en partenariat avec les élèves de S. Feulpin et P. Perrot de l’Institut d’éducation spécialisée Fontaine Argent. C’est un thème sensible et la présentation au Kursaal en 2004 avait eu peu d’écho. La présentation par les élèves du travail de recherche réactualisé sur les tsiganes ainsi que la restitution de l’enquête réalisée auprès des gens du voyage sur l’aire de la Malcombe en est d’autant plus méritoire. Les visiteurs ont tous apprécié la qualité des informations présentées.
L’exposition se déroulait sur une journée dans les locaux de l’école. La visite commençait par la projection d’un film tourné en Roumanie par la Cimade sur l’histoire des Rroms, elle se poursuivait par l’exposition des panneaux explicatifs que commentaient les élèves, une salle étant réservée à la discussion à partir d’un questionnaire mis à la disposition des classes accueillies.
L’exposition peut être présentée dans les groupes scolaires accueillants des enfants du voyage.
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Camp francophone
Toujours autant de succès pour cette opération.
Malgré l’influence grandissante de l’anglais, le français « s’accroche » bien à Bistrita notamment grâce aux professeurs de français. On remarquera d’ailleurs que l’Inspectorat scolaire a renforcé sa dimension francophile à l’automne dernier offrant de nouvelles perspectives aux échanges franco-roumains.
Parva
Ca bouge à Parva ! Le groupe de travail a repris ses activités pour accompagner et amplifier les actions entreprises. Rejoignez-le. Contact : Michèle Tyrode.
Marché de Noël
L’année 2005 a été une année particulière, puisque la Roumanie était l’invitée d’honneur de la manifestation.
En collaboration avec Récidev nous avons pu faire venir plusieurs invités :
- Liliana Nichitean, artiste-peintre sur œufs ;
- Horatiu CIGU violoniste
- LINUL Raul LINUL artiste-peintre d'icônes
Etaient présentes également Stela Todea présidente de l’ARFA , ainsi que Doina Orsa présidente de l’association « proado ». Agissant sur les Droits de l’homme, cette association était l’invitée de Recidev.
Elles ont pu apprécier les efforts consentis par nos associations pour la réussite de cette action. Efforts partagés d’ailleurs puisqu’elles ont contribué à la réalisation des repas roumains pendant le marché de noël : 300 sarmale, 80 schnizel, et le reste…
Le bilan financier est meilleur encore que les années précédentes. La présence des artistes, qui ont été par ailleurs dédommagés de leurs frais de séjours et de déplacement a sans aucun doute favorisé une plus grande vente. Bravo à tous ceux qui ont permis le résultats de cette opération.
On recommence l’an prochain.
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Solidarité : Inondations en Roumanie
Nos amis d’OVR ont lancé une grande opération de solidarité avec ceux qui ont été touchés par les inondations de l’été 2005 en Roumanie en organisant une campagne de collectes de fonds afin de pouvoir acheter des poêles en céramique qui seront donnés aux sinistrés.
Les fonds collectés seront distribués directement aux familles ayant des maisons sinistrées ou détruites, sous forme de matériaux nécessaire à la reconstruction du poêle de la maison et par le paiement de la main d'œuvre sollicitée.
Les donations peuvent être versées directement sur le compte OVR-FRANCE en précisant la mention « inondations 2005 » :
CRÉDIT MUTUEL, AGENCE C.C.M. MAYENNE
IBAN : FR76 1548 9047 7000 0218 4414 083 L
Au cours d’une visite au marché solidaire de Noël, à Besançon, nous faisons la découverte du stand de l’association Franche-Sylvanie qui nous parle avec enthousiasme de leur action et plus particulièrement du village de Parva.
Le projet d’un voyage en Roumanie se concrétise ;nous décidons mon mari, mes trois filles et moi-même de partir pendant trois semaines, lors des grandes vacances.
Le 23 juillet, c’est le grand départ en multi van ! Suisse, Allemagne, Autriche ; arrêt en Hongrie où nous passons la nuit dans la jolie ville de Tatabanya. Le lendemain, direction Oradea (frontière entre la Hongrie et la Roumanie) et l’aventure commence ! Pause repas le long de la route et première rencontre d’un très sympathique et touchant berger, baptiste qui garde ses moutons. Avec un chaleureux sourire et un super accent, il nous salue avec un »Français ! Jacques Chirac ! »et nous offre un fromage de chèvre, le cash en roumain. Puis nous reprenons la route en direction de Cluj-Napoca, Bistrita, Nasaud et à la nuit tombée, nous arrivons à Parva. Nous faisons connaissance avec Luciana, l’institutrice du village qui fait le lien avec l’association. Avec un français impeccable, elle nous présente Dochiea chez qui nous logerons pendant notre séjour. L’accueil est des plus sympathiques. Vasile, le mari de Dochiea nous sert l’apéritif, la fameuse tuica (eau de vie ) dont nous conserverons un excellent souvenir (avec modération bien sûr…. !) Dochiea nous a préparé une délicieuse ciorbà (soupe) et des feuilles de choux farcies appelées sarmalé. Un repos salutaire dans une coquette chambre, agréablement décorée de tapisseries murales tissées par Dochiea, est le bienvenu.
La première semaine, nous bénéficions d’un temps magnifique, très chaud qui nous permet de découvrir le charmant village de Parva ainsi que ses habitants, joyeuses baignades dans la Rebra ; belles promenades aux alentours dans cette région montagneuse des Carpates où la nature règne en majesté ; mariage sur la place du village au son d’un violoneux.
Luciana organise une soirée avec notre famille d’hébergement, des amis roumains et des touristes français de passage à Parva. Regina chante quelques mélodies roumaines qui nous charment et dont nous nous souviendront avec émotion.
Dochiea nous propose une promenade en montagne avec sa famille ; mémorable journée : accueil dans un vieux chalet où nous dégustons en compagnie de Dochiea, Marta, Maria, Ion et Ilié, la mamaliga (farine de maïs) dans laquelle est incorporé du fromage ; travail des foins à la faux ; mes filles se réjouissent de monter dans la charrette surchargée de foin, tirée par un robuste cheval paré de jolis pompons rouges.
La deuxième semaine, nous partons visiter les églises en bois dans les Maramures ; puis quittons Parva quelques jours pour sillonner la région de la Bucovine où nous apprécierons la beauté de ses monastères. Nous rentrons à Parva par la route des impressionnantes et abruptes gorges de Bicaz.
La dernière semaine, mon mari, charpentier de métier, est invité à visiter une scierie aux alentours de Bistrita. Lazare qui dirige l’entreprise nous propose de passer une journée en compagnie de sa famille.Ils nous reçoivent très cordialement et nous emmènent nous promener le long du très beau lac de Colibita. Lazare souhaiterait que nous dormions chez lui et c’est à regrets que nous déclinons son invitation, notre départ approche. Sa grande simplicité et son sens de l’hospitalité nous ont conquis et nous lui promettons de revenir dans ce pays si attachant.
Le 11 août, c’est notre dernière soirée chez nos amis Dochiea et Vasile. Luciana, son mari, Marta, Maria qui nous ont accompagnés de leur gentillesse, de leur gaieté, tout au long de notre séjour, sont réunis pour fêter notre départ.Les noroc, sanatate (chance, santé) retentiront longtemps…et c’est avec les larmes dans les yeux que nous quitterons tous nos amis.
Ce compte-rendu de notre voyage est bien sûr très succinct. Je tiens à remercier tout particulièrement Mme Tyrode et Mme Luciana Calus pour leur disponibilité. C’est grâce à elles si ce long et magnifique voyage s’est effectué dans d’aussi bonnes conditions. Nous garderons de ce séjour, un souvenir inoubliable d’un pays très chaleureux et attachant par la simplicité et la grande dignité de ses habitants.
Monsieur le Maire de Bistrita, cher Vasile
Monsieur le Maire de Parva, cher Gheorge
Monsieur le Maire de Besançon, cher Jean-Louis
Mesdames et Messieurs les élus municipaux, départementaux et nationaux
Madame la présidente de l’ARFA, chère Stela
Mesdames et Messieurs les adhérents des associations roumaines et françaises
Mesdames, Messieurs
C’est en vous présentant mes plus sincères regrets que je commence cette allocution marquant le 10e anniversaire du jumelage entre Besançon et Bistrita. Des impératifs absolus, de nature familiale et professionnelle, m’empêchent d’être avec vous. Tous ceux qui me connaissent savent que j’aurais aimé partager ce moment de fête et d’échange avec vous tous.
Je sais que sont réunis ici tous ceux qui ont consacré, pour certains depuis plus de quinze ans, une bonne partie de leur temps, de leur volonté, de leur énergie à construire une relation stable, sincère, équilibrée entre nos deux villes, et plus largement entre nos deux pays. Ma première pensée va d’abord, coté français, à Hubert Tyrode, sans lequel rien peut-être ne serait arrivé. Son action est exemplaire parce qu’elle ne fut pas calculée : son propre désir de liberté a rencontré celui de tout un peuple. Plutôt que de se lancer dans des opérations de prestige, plutôt que d’attendre d’improbables autorisations, il s’est lancé. A Bistrita, à Parva il a rencontré des gens pour lui ouvrir leur porte ; et c’est ainsi que tout a commencé. Par l’amitié, par la confiance, par la certitude que notre avenir était commun.
Son histoire, c’est un peu la mienne, c’est un peu la nôtre. Je m’autorise un seul souvenir : j’ai appris les rudiments du roumain « par les pieds »… En marchant entre Fiad et Telciu, instruit par un petit blondinet qui doit être grand aujourd’hui, et qui ne se doutait pas que sa participation au premier camp francophone, serait suivie de tant d’autres. Des souvenirs il y en a des centaines. Tous sont liés à des projets de coopération. Tout ce qui a été entrepris n’a pas abouti. Il ne faut pas se le cacher. Mais même si quelques chantiers se sont mis en sommeil, d’autres sont venus les remplacer. D’autres suivront encorde.
Permettez-moi d’évoquer tous les artisans de cette coopération. Même s’il ne faut privilégier personne, même s’il ne faut pas oublier parmi les pionniers : les forestiers, les médecins, les magistrats, les artistes, … on ne m’en voudra pas de faire un signe amical à tous les enseignants ; et particulièrement aux enseignants de français de Roumanie. Pendant de longues années ils ont maintenu le feu sous la cendre. Ce feu, c’était une forme particulière de résistance, une forme particulière de dissidence ; c’était l’idée que le maintien de l’ouverture culturelle et intellectuelle entre nos deux pays, par le support irremplaçable d’une langue partagée, portait le germe d’une entente future, au cas où.... ; au cas où, comme ce fut le cas, l’histoire, l’Histoire avec un grand H, permettrait à l’Europe de basculer dans une nouvelle ère. Celle de la coopération, celle des échanges, celle de la paix. Bravo et merci, aux Stela, aux Marianna,aux Ica, aux Getta, aux Lucia, aux Luciana (elles sont si nombreuses qu’elles vont au moins par deux), aux Florin, aux Mihail, et à tant d’autre que je ne peux citer et qui me pardonneront. J’adresse un souvenir particulier pour Monsieur l’inspecteur général Casacu, trop tôt disparu.
Voilà pour l’éducation, mais personne n’oubliera que peu à peu ce sont tous les secteurs de la société qui se sont mis en mouvement. Economie, urbanisme, tourisme, sports : la relève est là. Dans un autre contexte, parce que le monde bouge, mais avec la même envie.
Avant de terminer, je ne peux pas oublier de dire que rien ne se serait fait sans la constitution de nos deux associations jumelles :
Mesdames, Messieurs, ma conclusion est un appel à l’optimisme. Je l’adresse devant vous aux élus qui ont la tâche lourde de mettre en œuvre cette musique difficile de la coopération décentralisée.
Cher Sébastien, ton énergie et ta volonté sont un exemple. En parlant d’optimisme c’est à toi que je pense d’abord. Tu nous imposes de réfléchir et de travailler ensemble ; ce défi nous allons le relever.
Cher Vasile, Cher Jean-Louis, à travers moi, la société civile, les adhérents des associations, les responsables des diverses institutions présentes, en Roumanie et en France, vous adresse une requête : allez dans le sens de l’histoire, de notre histoire commune, celle que nous fabriquons pour les générations futures. Nos petits pas sont modestes, mais ils sont sincères et généreux. Faites ce chemin avec nous !
Je vous remercie.
Claude Mercier
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